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Femme qui accueille un nouvel animal aprÚs avoir traversé un deuil accompagnée par l'hypnose à Pézenas

Reprendre un animal aprĂšs un deuil : comment savoir si on est prĂȘt ?

Reprendre un animal aprĂšs un deuil : comment savoir si vous ĂȘtes prĂȘt

Vous vous ĂȘtes surpris Ă  regarder des photos d'animaux Ă  adopter. Et aussitĂŽt — la culpabilitĂ©.

 

Comme si vouloir un nouveau compagnon trahissait celui qui est parti. Comme si ressentir ce désir signifiait que vous l'aviez déjà oublié.

 

Ce sentiment a un nom : le syndrome du remplacement. Et il est universel. Presque tout le monde qui a perdu un animal le ressent Ă  un moment ou Ă  un autre.

 

La vérité sur le syndrome du remplacement

On ne remplace jamais un animal. Ce mot — remplacer — sous-entend qu'on vide quelque chose pour mettre autre chose Ă  la place. Comme si le cƓur Ă©tait un tiroir.

 

Ce n'est pas ce qui se passe. Ce qu'on fait quand on accueille un nouvel animal — c'est agrandir son cƓur. Pas le vider pour le remplir. L'ouvrir davantage.

 

L'amour pour un animal, c'est comme une bougie. On peut en allumer une deuxiÚme sans éteindre la premiÚre. Les deux brûlent. Les deux éclairent. Et la premiÚre n'est pas moins réelle parce qu'une deuxiÚme existe.

 

Il n'y a pas de bon délai universel

Certains ont besoin de quelques semaines. D'autres de plusieurs annĂ©es. Et certains ne reprendront jamais d'animal — et c'est tout aussi valide.

 

Ce qui compte, ce n'est pas le temps écoulé. C'est l'état intérieur.

 

Un signe simple : si le nouvel animal fait une bĂȘtise que l'ancien ne faisait jamais — allez-vous rire ou pleurer de regret ? Si la rĂ©ponse est « rire » — vous ĂȘtes peut-ĂȘtre prĂȘt. Si c'est « pleurer » — le deuil a encore besoin de temps.

 

On est prĂȘt quand...

On est prĂȘt non pas quand on ne souffre plus — mais quand on peut accueillir quelqu'un de nouveau sans lui demander d'ĂȘtre l'ancien. Quand on pense Ă  l'animal parti avec plus de douceur que de douleur. Quand on a de la place dans son cƓur pour une nouvelle personnalitĂ© — diffĂ©rente, imparfaite, surprenante.

 

Attention au choix "pansement"

Reprendre un animal trĂšs rapidement pour faire taire la douleur immĂ©diatement — c'est ce qu'on appelle le choix "pansement". Le risque est de comparer sans cesse le nouveau Ă  l'ancien, et d'ĂȘtre déçu qu'il ne soit pas lui.

 

Le choix idĂ©al, c'est le choix "cƓur ouvert" — quand on accepte que le prochain sera diffĂ©rent, et qu'on est prĂȘt Ă  dĂ©couvrir une nouvelle relation, un nouveau lien, une nouvelle histoire.

 

Des conseils pratiques si vous décidez de vous lancer

Envisagez de changer de race, de couleur ou de sexe. Cela aide le cerveau à comprendre que c'est un nouveau chapitre — pas une tentative de reproduire l'ancien.

 

Ne donnez jamais le mĂȘme prĂ©nom au nouvel animal. Chaque ĂȘtre mĂ©rite sa propre identitĂ©.

 

PrĂ©parez-vous Ă  la culpabilitĂ© de la premiĂšre joie. Le jour oĂč vous rirez d'une bĂȘtise du nouveau — vous pourrez vous sentir coupable d'avoir Ă©tĂ© heureux. Ce rire n'est pas une trahison. C'est la preuve que la vie circule Ă  nouveau. C'est le plus beau cadeau que votre ancien animal vous ait transmis.

 

Un rituel pour passer le flambeau

Prenez la mĂ©daille de votre ancien animal. Tenez-la dans vos mains. Dites-lui merci — pour tout ce qu'il vous a appris, pour tout ce qu'il vous a donnĂ©. Puis rangez-la prĂ©cieusement dans une boĂźte Ă  souvenirs.

 

Et mettez une nouvelle mĂ©daille au nouveau. C'est un acte physique qui marque la fin d'un chapitre — et le dĂ©but d'un autre.

 

→ DĂ©couvrir le Programme Deuil Animal

 

À propos de l'auteur

Rémy Bennis est hypnothérapeute à Tourbes (34), spécialisé dans l'accompagnement du deuil animal.

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